C’est quoi, la participation ?
La participation, c’est le principe selon lequel une personne concernée par un trouble psychique n’est plus seulement objet de soin, mais actrice des décisions qui la regardent. Longtemps, la parole des patients fut tenue à l’écart des cabinets et des institutions. La participation propose de l’y faire entrer pleinement.
Les degrés de la participation
On distingue plusieurs niveaux : l’information (être tenu au courant), la consultation (donner son avis), la concertation (devenir un interlocuteur), la codécision (partager le choix), et enfin la co-construction (bâtir ensemble les soins et les dispositifs). Plus on monte, plus la personne retrouve du pouvoir sur sa propre vie.
Pourquoi c’est essentiel
Participer, ce n’est pas une politesse : c’est reconnaître que celui qui vit la chose de l’intérieur détient un savoir irremplaçable. Cela change le regard — la personne n’est plus définie par sa maladie, mais reconnue pour son expérience et sa capacité à contribuer.
Un sujet qui me touche
J’ai consacré à la participation un court-métrage qui a reçu le Prix du Jury de l’AFRC, en prenant pour toile de fond les premiers pas de l’intelligence artificielle — une façon de questionner ce qui, dans le soin et la relation humaine, ne se délègue jamais tout à fait à la machine. Participer, c’est précisément réaffirmer cette part irremplaçable : la voix de celui qui sait de l’intérieur.
🜚 Moryotis — Nicolas Bottin