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Les addictions comportementales : quand le geste prend le pouvoir

Jeux d’argent, jeu vidéo, écrans, achats, sexualité… Comprendre les addictions sans substance — ce que la science reconnaît, et où trouver de l’aide.

Une addiction sans produit

On associe souvent l’addiction à une substance : alcool, tabac, drogues. Mais on peut aussi devenir dépendant d’un comportement. C’est ce qu’on appelle les addictions comportementales, ou « addictions sans substance » : l’impossibilité de contrôler la pratique d’une activité, malgré ses conséquences.

Le mécanisme, toujours le même

Une tension monte avant de passer à l’acte. L’activité procure alors un plaisir ou un soulagement — réel, mais bref. Puis la pratique se poursuit, s’intensifie, malgré les dégâts sur la vie personnelle, familiale, professionnelle. La perte de contrôle s’installe.

Ce que la science reconnaît (et ce qu’elle n’a pas tranché)

À ce jour, deux troubles sont officiellement définis : l’addiction aux jeux de hasard et d’argent, et le trouble du jeu vidéo, inscrit par l’OMS dans sa classification internationale des maladies (CIM-11).

En revanche, l’« addiction aux écrans » en général n’est pas un diagnostic reconnu. Et d’autres comportements — achats compulsifs, sexualité, pornographie — font encore l’objet de recherches. Dire cela n’est ni les banaliser, ni les juger : c’est rester honnête. Une personne qui souffre d’une perte de contrôle mérite écoute et accompagnement, quelle que soit l’étiquette.

Elles viennent rarement seules

Entre 50 et 75 % des personnes concernées présentent aussi d’autres troubles — anxiété, dépression, TDAH, bipolarité — ou d’autres addictions. Le comportement est souvent une tentative d’apaiser une souffrance plus profonde. Soigner le fond compte donc autant que le symptôme.

Ni vice, ni faiblesse

Il n’y a là aucune faute morale. La honte, elle, isole et retarde les soins. En parler est déjà un soulagement — et le début d’un chemin possible.

Une addiction n’est pas un défaut de volonté : c’est une souffrance qui cherche un apaisement.
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Où trouver de l’aide :
• Ton médecin traitant : il écoute sans juger et oriente.
• Un CSAPA (Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie) : accueil gratuit et confidentiel, partout en France.
• En cas de détresse, le 3114 (prévention du suicide et de la souffrance psychique), gratuit, 24h/24.
Demander de l’aide, c’est déjà reprendre du pouvoir sur sa vie.
Notion écrite par Moryotis (Nicolas Bottin), pair-aidant. Sources officielles : Assurance Maladie (ameli.fr), OMS — CIM-11, Psycom.
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